Amherst Drive est un projet punk originaire de Los Angeles, en Californie, qui a été formé par moi-même, Derek Kortepeter. C’est un peu unique puisqu’il s’agit d’un projet solo plutôt que d’un groupe. J’ai été totalement solo pour l’intégralité de ma carrière musicale, donc je n’éprouvais pas le besoin de changer cette fois-ci. Je considère ce groupe comme une version punk rock des débuts de Nine Inch Nails. Comme Trent Reznor, j’écris et produit toute ma musique, chante et joue tous les instruments. Lorsque le groupe commencera à jouer à des concerts live, il y aura d’autres membres, mais pour l’instant, ce n’est que moi.

Style musical et Influences :

Je suis influencé par une tonne d’artistes différents, en particulier du genre punk. Si je devais l’affiner, je choisirais d’abord Pennywise, car ils ont vraiment ouvert mon monde à tout ce que le punk a à offrir. La rage, l’agression, la liberté d’expression, la possibilité d’être sauvage avec vos mélodies… Tout cela était d’abord à cause d’eux. Le premier album de Pennywise que j’ai tenu en mains était « Land of the Free?, et le pouvoir lyrique et musical de cet album m’a juste électrifié.

Comme Amherst Drive a pour objectif de montrer que le punk rock dans le sud de la Californie est bel et bien vivant, vous remarquerez que d’autres groupes californiens influencent également ce style. La distorsion sociale, qui, comme Pennywise, provient de cette partie de l’état, a un son unique. Ce sont ces gars « méchants » qui écrivent de la musique punk qui est mixée à des confessions plus émotionnelles, comme sur les chansons «Ball and Chain» et «I Was Wrong», que l’on a l’habitude d’entendre dans le milieu du punk. Beaucoup de chansons punk ne sont pas introspectives, mais ça devrait. Donc, lorsque vous écoutez une piste plus douce comme mon deuxième single « Better Way », vous entendez vraiment l’influence de la distorsion sociale. Un autre groupe que je devrai mentionner est un groupe Canadien nommé GOB. Encore une fois, j’ai été exposé à ces types assez tôt dans ma vie et leur son diversifié m’a immédiatement attiré. Ils sont capables d’écrire des chansons qui sont punk, alt rock et d’autres styles qui montrent leurs capacités multidimensionnelles en tant que musiciens. Leur album « Muertos Vivos » est sans doute l’un des plus grands albums punk de tous les temps. J’ai parlé à Thomas Thacker, le chanteur principal et guitariste de GOB, et je lui ai fait savoir à quel point j’apprécie sa musique. Si je pouvais, je ferai savoir à tous les membres de chaque groupe qui m’ont influencé à combien leur musique a changé ma vie.

Origine du nom du groupe : 

Amherst Drive est la rue où j’ai grandi pendant la plus grande partie de ma vie. Je vivais dans un appartement qui était en fait une caserne reconvertie de la Seconde Guerre mondiale pour des soldats de la région de San Fernando Valley de Los Angeles. Naturellement, beaucoup de mes premières inspirations pour la musique ont été trouvées en grandissant dans cette rue, donc appeler ce projet « Amherst Drive » était juste une évidence. La seconde où j’ai prononcé ce nom de scène, je me suis dit « Oh mec, c’est CELUI-CI ! »

Choix de la langue pour le chant :

En grandissant aux États-Unis, l’anglais était donc ma première, et langue maternelle. Je me sens plus à l’aise de m’exprimer dans cette langue car je l’utilise plus que les autres langues que je parle quotidiennement. Je parle couramment l’espagnol, puisque là où j’ai grandi en Californie, il y a une grande population latine et, en tant que tel, l’Espagnol est donc majoritaire. Je parle également Gallois et Tsalagi, car je possède un héritage Gallois et Cheroké du côté de ma maman et je pense qu’il est important de connaître la langue de votre propre culture. Je pense que ce serait cool de faire des chansons punk en gallois ou tsalagi, mais pour le moment, je ne gère pas autant qu’avec l’anglais.

Combien de titres ou albums avez-vous composé :

Sous mon propre nom (Derek Kortepeter), je suis connu comme étant un compositeur expérimental et un multi-instrumentiste. J’ai sorti trois LP et 1 EP. Mais sous le nom de Amherst Drive, c’est ma première sortie officielle. Les réactions à mes deux premiers singles ont jusque-là été positives, et je suis vraiment satisfait de la façon dont le tout est perçu par le public.


Vos événements (actuels et à venir) :
Eh bien, je tente actuellement de promouvoir, autant que possible, Amherst Drive au grand public. Les nouveaux projets musicaux ont toujours du mal à obtenir un intérêt, dès le départ, mais j’ai un excellent agent de relations presse (Valentine), donc je suis définitivement sur le bon chemin.

Quant à l’avenir, je travaille actuellement sur un EP. Je voulais d’abord tâter le terrain et voir si Amherst Drive serait bien perçu avant de faire plus de musique. C’est vraiment une renaissance musicale pour moi alors que je suis totalement concentré sur le fait d’être un musicien punk et j’ai donc repoussé tous mes autres projets. Je ne sais pas quand l’EP sera terminé, mais je suis en train de le composer !

Pouvez-vous me parler des joies / des difficultés rencontrées lors de votre carrière musicale :

Les joies à coup sûr sont toutes les personnes que j’ai connues et toute la musique que j’ai écrite, dont je suis vraiment très fier. Les musiciens forment une famille géante et nous sommes tous protecteurs les uns envers les autres. La musique que j’ai écrite a tellement évolué au cours des dernières années que parfois, je ne peux pas croire que je suis en mesure de le faire. C’est un cadeau, vraiment, la musique m’a trouvé et a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui.

J’ai réussi à faire en sorte que les gens écoutent ma musique, et cela fait partie de la catégorie « difficultés ». Lorsque vous êtes un artiste expérimental, tout ce que vous faites est très niché, et il est difficile de faire attention aux autres. J’en suis venu à vouloir quitter la musique à de nombreuses reprises pour me concentrer uniquement sur ma carrière dans la cybersécurité. Amherst Drive a été mon « mouvement de désespoir » pour changer de vitesse et redonner vie à ma créativité musicale. Les gens ont répondu si positivement que toute la douleur et le rejet en valaient finalement la peine.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un groupe qui débute :

Vous n’êtes jamais aussi bon que vous ne le pensez. Soyez prêt à échouer et être rejeté par beaucoup de personnes. Vous découvrez dans ces moments d’échec constants, à quel point vous voulez vraiment que ça marche, et cela renforce votre volonté de survivre dans une industrie « brutale ».

Autre(s) question(s) que vous auriez voulu que je vous pose (et votre réponse) :

Si je devais dire autre chose avant de terminer cette interview, c’est « MERCI ». Je suis vraiment honoré que vous ayez trouvé ma musique assez intéressante au point de vouloir en apprendre plus sur moi et mon projet musical. J’ai commencé la musique il y a longtemps, et à l’approche de la trentaine (j’aurai 27 ans dans quelques mois), j’ai finalement vu des résultats émaner de tous mes efforts. J’espère pouvoir, un jour, me rendre en Europe et jouer dans votre pays, aussi génial qu’il soit !

Infos complémentaires :  

Facebook

Bandcamp

 

logo-whtyb Branché-rock

Article écrit en collaboration avec :

Valentine KLIPFEL  de  What Happened To Your Band ?

 

 

Publicités